du vent

J’ai commencé la lecture de ce roman avec beaucoup d’envie, mais arrivé au tiers du livre (le tiers de 111 pages, c’est très court) j’ai commencé à avoir quelques doutes sur ce que j’avais entre les mains.

Une enfant de neuf ans qui nous raconte son monde, avec ses yeux d’enfant, cela devrait être joliment écrit, mais ici, l’auteure n’as fait que du choquant. On peut vouloir faire transparaitre le monde assez cruel dans lequel évolue la petite Rachel, mais on est pas obligé de tomber dans la vulgarité…

Ce roman n’as vraiment aucun sens, il ne me ramène pas en enfance comme le ferait un Pagnol. Je n’ai jamais vu une enfant de neuf ans avoir un langage de camionneur. Une enfant de neuf ans qui détourne les chèques de sa mère…pas du tout crédible. Qui joue avec Ken et Barbie mais avec une scène de viol ! Et le pire là-dedans c’est lorsque Barbie demande à être violée ! Très logique pour une enfant de neuf ans ! Il y a aussi un passage ou elle dit clairement avoir honte de sa mère qui est grosse. A cet âge-là, les enfants se fichent de ça ! Ils sont contents quand leurs parents viennent les chercher à l’école, ils ne font pas en sorte de cacher leur mère qu’ils trouvent grosse… Sans parler du fait où la nounou qui lui donne son bain s’amuse à lui croquer les fesses (cela se fait jusqu’à cinq ans, au-delà, cela devient malsain) ou alors lorsque l’arrière-grand-mère se montre nue devant la gamine et les deux se bidonnent… 

Sans compter que l’enfant sort une insulte par page alors que ce n’est pas le cas de ses parents ! Je n’ai rien contre des enfants malpolis, mais là, ça cloche vraiment avec le récit à tel point que les grossièretés gâchent l’histoire qui aurait pu être bien mieux écrite.

De plus quelle est la finalité de ce roman ? Je me pose encore la question. Il ne présente qu’un seul avantage, se lire vite et pouvoir ensuite passer à une lecture de meilleure qualité.